Se ré-inventer, avancer, créer...

Publié le par Kelidoma

Il y a des évènements dans la vie, imprévisibles, comme la naissance et aussi parfois la mort, ces deux entités sont étroitement liées comme ce bâton d'encens qui naît parce qu'on l'allume et se consume pour mourir.
J'écris sur fond de musique zen et voilà ce qui me calme, m'aide à méditer sur la vie et son essence, ce que nous sommes, serons et étions.
Ce week-end n'a pas été d'une gaieté folle mais il faut avancer, ne pas vivre sur le passé et faire des choix. il existe parfois un mal pour un bien et cette méditation me permets de glisser, de laisser en arrière ce qui jusqu'à jeudi dernier étaient mes projets , des projets qui prennent une autre tournure, comme un train qui change de voie...
Je veux croire au destin, mais un pas un destin omnipotent, un destin qui  ouvre un éventail de routes vers différents buts.
Ce qui ne se fera pas cette année, se fera à un autre moment, ne pas rester sur une déception, se ré-inventer, se modeler à nouveau vers d'autres projets et vivre ce que l'on choisit. J'aspire encore à beaucoup d'envies : le théâtre, le dessin, toujours l'écriture bien sûr, les voyages, tout ce qui se concrétisera peut-être maintenant et qui n'aurait pas été possible si le destin avait permis à la vie de se construire en moi. Je pourrais me sentir vide, je le ressens un peu c'est vrai mais c'est un vide qui se doit d'être, parce que c'est celui de l'étincelle de vie qui s'éteint. Comment être indifférente ? Cela révèlerait chez moi une perte d'humanité.
J'ai encore plus besoin de solitude pour me reconstruire et m'investir dans le futur pour Doudou et Chouchou. Il y a des évènements qui nous changent, des évènements qu'on vit seule, même si nous sommes entourés... Je recherche d'autant plus la paix intérieure et je suis encore plus sensible à la vie qui anime chaque création de Dame Nature... J'aimerais pouvoir profondément m'isoler, surtout au travail, garder le silence sans que cela ne paraisse suspicieux, déjeuner seule avec mon carton à dessin parce que c'est ce que je suis profondément, depuis toute petite, une solitaire. Je ne veux plus me forcer, cela me fait du mal, cela m'aigrit, cela me ternit, cela me tue, petit à petit, comme l'encens qui se consume et devient cendres...
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