Studio M
ça yest, nous sommes reconnectés au monde et même encore mieux qu'avant puisque nous possédons désormais la Free Box avec le bouquet TV, l'occasion de regarder des chaînes que nous n'avions pas avant et notamment, en particulier France O.
Ce matin, j'ai passé un moment particulièrement agréable en compagnie de Marie José ALIE sur son emission : STUDIO M.
Pour ceux qui ne connaisent pas, il s'agit là d'un magazine culturel qui traite en majorité des arts, et en particulier des artistes d'Outremer.
J'ai découvert 3 artistes différents qui m'ont tous interpelée et séduite.
Le premier, KWAL : http://www.kwal.fr est le nom de scène de Vincent Loiseau, artiste musicien polyvalent, né à Angers en 1978
Kwal se définit plus comme artiste que par rapport à un style, sa musique étant à la croisée de plusieurs chemins : slam, chanson, musique du monde et hip hop.
Ses influences sont multiples : dans sa musique, on retrouve, dans un ensemble unique de par son originalité mais parfaitement cohérent, des éléments de tous les styles musicaux qui lui sont chers .
Je vais certainement acheté son disque car j'ai craqué sur ses textes et sur ses mélodies mais aussi sur sa personnalité. c'est un garçon comme j'aime, très cosmopolite, sensible, à fond dans le multi-culturel et le respect de l'humain, tout simplement.
Un garçon qui ferait aussi craqué Miss Marsu à qui je dédicace cette petite partie d'article si elle ne le connaît pas déjà, mais j'en doute...
Je ne veux pas tout révéler sur cet artiste, je vous invite à aller sur son site, à écouter son titre : "Là où j'habite" et son parcours et à apprécier l'envolée de ce talent qui m'a touchée et transportée...
Le second, Martiniquais, Gilbert JEAN MARIE FLORE http://www.potomitan.info/atelier/pawol/flore
raconte une quête identitaire: le vécu d’un Antillais en France hexagonale . Cet homme d'une soixantaine d'années témoigne, dans une langue poétique, de son expérience métropolitaine à un moment (dans les années 60) où la France était perçue par les Antillais comme un El dorado. Il raconte comment il est tombé de haut lors de son arrivée, comment le regard des autres l'a plongé dans une recherche identitaire et confronté à des questions qui n'existaient pas sur sa Terre Natale, comment il a découvert qu'il était noir, ben oui, effectivement, une question qu'il ne se posait pas tous les jours lorsqu'il vivait au pays mais qui a pris beaucoup de place ici où il faut être blanc pour ne pas se la poser.
Son livre-témoignage : "A l'ombre du corossolier" va bientôt rejoindre les étagères de ma bibliothèque et bien entendu, je vous ferai part de mes impressions après l'avoir lu. Il me tarde d'ailleurs de me plonger dans l'univers de cet homme, ô combien empreint d'humanité, qui raconte, sans rancune, mais avec de simples constats, la difficulté d'être antillais sur le sol métropolitain. Une patrie si bien intégrée sur les îles et dont les iliens se sentent parfois rejetés lorsqu'ils la rejoignent en Métropole. Un paradoxe me direz-vous ? Mais non, une réalité qui s'exprime encore aujourd'hui envers les Antillais de la génération de mon Doudou qui ont grandi au pays et qui se retrouvent confrontés à un choc culturel considérable.
Si ce thème vous parle, je vous conseille la lecture de ce livre.
Le troisième, Loïc Païnaye : http://www.myspace.com/loicpainaye est un jeune artiste réunionnais connu du grand public pendant le Sakifo 2007. Il chante et gratte un peu sa guitare. Il a un style calme, créole et 100% Réunion... une personnalité vraiment sympa, exactement dans la même mouvance que les 2 invités cités ci-dessus, sa musique est une ode au soleil et à la détente, une douceur à écouter. J'aime bien le titre : "Kafrine". Ecouter et vous me direz...
Voilà pour conclure sur cette page culturelle. Je ne trouve pas les mots pour exprimer le bien que je ressens de pouvoir me plonger dans cet univers si cher à mon coeur. je ne pouvais rêver mieux que de trouver alliance entre les Arts et l'Outremer, deux sujets qui me passionnent, deux sujets qui me construisent, sans les Arts, je ne pourrais pas me sentir vivante. J'ai trop besoin que mon être vibre sur les mots, sur les notes et sur l'esthétisme et la créativité qui définissent l'humanité car il s'agit là d'une particularité qui nous identifie plus qu'aucune autre par rapport à l'animal. Si l'animal crée, il le fait par instinct mais pas l'humain, c'est ce côté aussi universel qu'a l'Art qui me touche, à des milliers de kilomètres, deux êtres peuvent être en accord sur le sentiment que leur inspire une toile, un son, une sculpture...