Anna Lee-Chapitre IV

Publié le par Kelidoma

Le lendemain soir, Michael rejoignit Caleigh, Thomas et Monsieur LEUNG dans le hall de l’immeuble où ils travaillaient. Ils partagèrent un taxi jusqu’à l’hôtel où résidait Monsieur LEUNG.

Michael commença à se sentir nauséeux à l’approche de la façade du bâtiment. Caleigh remarqua son changement d’attitude et elle lui pressa le biceps. Michael déglutit et sa fébrilité augmenta lorsqu’il pénétrèrent dans le hall.

Dans l’ascenseur, menant à la suite de Monsieur LEUNG, il s’appuya contre l’une des parois pour se soutenir. Il avait l’impression qu’il allait s’évanouir.

En entrant dans la suite, Monsieur LEUNG, les gratifia de toute l’hospitalité asiatique dont il savait faire preuve. Ils prirent place sur un divan et ils les abandonna une seconde pour passer dans une pièce à côté. Les trois amis et collègues restaient silencieux. Ils entendirent soudain un claquement sourd, comme un coup porté par une baguette dans la pièce à côté, et un battement d’air sec.

Monsieur LEUNG, comble de l’élégance et du raffinement, ressortit de la pièce à côté, tenant en main une canne en bois laqué, noire au pommeau d’argent. Il s’assit près de ses convives, les informant qu’un dîner leur serait servi dans quelques minutes.

Michael tentait de caché son malaise, Caleigh voulût lui venir en aide en détendant un peu l’atmosphère, se défaisant de sa veste, les hommes l’imitèrent, Michael desserra discrètement sa cravate.

La porte de la chambre s‘ouvrit. Une jeune femme, élégamment vêtue d’une robe de soie rouge et longue, une étole gracieusement posée sur ses épaules nues, apparut, portant un plateau laqué sur lequel reposaient les repas. A petits pas, les yeux baissés vers le sol, elle s’inclina légèrement en guise de salut. Sa démarche silencieuse, donnait l’impression qu’elle survolait le parquet, seul le froissement de la soie était audible. Elle s’accroupit entre son mari, Monsieur LEUNG, et ses invités et offrit le repas.

Michael ne la quittait pas des yeux, cherchant son regard, un signe, une réponse… mais elle ne réagit pas. Elle s’inclina une nouvelle fois pour les saluer et retourna vers la chambre, mais au moment d’y entrer, alors que les convives essayaient de ne pas se montrer choqués par la servitude de cette épouse, l’étole qu’elle portait glissa de son épaule gauche. Sa robe, dos nu, dévoila son tatouage de serpent immense, balafré de deux hématomes oblongs lui striant le dos. Cette maladresse inspira une colère froide à son mari, qui tenta de détourner l’attention mais Michael ne put s’empêcher de regarder sa canne, dont la laque renvoyait la lueur des luminaires. La porte de la chambre se referma silencieusement. Le dîner d’affaires allait pouvoir commencer.

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N
Tu écris donc toi aussi! Vais devoir trouver un moment pour relire tout ça dès le début!
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