Musica ê belêza d'alma *

Publié le par Kelidoma

Je ne chercherai pas à garder le suspense sur la signification de cette phrase, quoi que le jeu pourrait être amusant, mais je pense qu'on n'a pas besoin d'être linguiste pour en comprendre le sens. Toujours est il qu'elle était le thème principal de l'émission de Studio M que j'ai regardée aujourd'hui.
Comme toujours, 3 invités, comme toujours, 3 plongées dans des univers envoutants :






- Dulce MATIAS, d'abord. une chanteuse capverdienne au parcours pluridisciplinaire, née sous l'emprise d'une passion : le chant. Elle quitte son pays à 16 ans pour le Portugal, puis émigre en France où elle fait carrière dans le médical en tant qu'infirmière, métier qu'elle exercera pendant 12 ans, à l'hôpital Neker de PARIS.
Qu'il aurait été dommage qu'elle reste cloîtrée en ces murs, entre deux soins et deux pathologies, car elle nous aurait privé de sa voix, qui, à elle-même évoque toute la sensualité d'une île métisse à l'extrême Sud de l'Afrique, mariage  de la colonisation européenne portugaise  et de  l'Art noir ancestral : le Cap-vert.
Césaria EVORA, digne représentante de cette île sur notre territoire en conviendra, on retrouve chez Dulce MATIAS, le côté plaintif du fado qui se mue soudain en joie de vivre à travers des cordes vocales un peu cassées qui nuancent toute la sensualité féminine.
Fermez les yeux, vous y êtes, sur l'île qu'elle aime chanter, ses thèmes de prédilection : sa famille et le relationel si particulier des insulaires qui vous accueillent en leur sein, le rythme de la mer et du vent qui balayent des côtes aux airs de paradis.
Découvrez en plus de cette âme d'artiste, une ouverture et une immersion dans une culture étrangère à la sienne, un Amour pour la France, qui l'a "accueillie" comme elle dit, une personnalité attachante qui mérite d'être connue.
http://www.dulcematias.com

-Jean Philippe GRIVALLIERS, Martiniquais, artiste qui garde les pieds sur Terre. En effet, ce monsieur exerce la profession de chaudronnier dans l'aéronautique dans la région parisienne, ben oui, parce qu'il faut bien mangé, mais est avant-tout la référence en matière de Bêlé. Il dispense son savoir-faire, dans la plus pure tradition afin de faire perdurer la tradition, parce qu'il est indispensable de ne pas perdre cet héritage du passé. Le dialogue qui existait en temps longtemps entre les tambours a petit à petit disparu, les significations se perdent et cela peut conduire à de vrais heurts de sensibilité, en particulier chez les connaisseurs. L'émission révèle en ce sens comment, lors d'un concert de percussion, certains artistes ignorants ont amené des spectateurs à danser sur des rythmes traduisant ceux du "comdamné à mort"... Il y a donc urgence à sauver le bèlé et à le faire connaître, intéresser massivement nos peuples à celui-ci car les percussions sont à l'origine du monde musical. Comme l'indique la troisième invitée que je présenterais ci-après, les battements cardiaques sont les premiers rythmes que nous découvrons et par conséquent la première musique à laquelle nous nous éveillons, métaphore que nous pouvons comparer en prenant l'Afrique comme mère de tous les peuples et ainsi rapporter ses tambours (et ceux des escalves) aux battements cardiaques de toute l'Humanité.
http://www.lamaisondubele.com/fr/accueil.html

-Béatrice SOULE. Ce n'est pas tant la femme qui m'a marquée, bien qu'elle soit d'une intuition et d'une sensibilité artistique remarquable, mais c'est plus particulièrement son investissement dans l'oeuvre de son conjoint : Ousmane Sow . Sculpteur sénégalais, on ne peut impérativement pas rester stoïque et inexpressif devant ses oeuvres d'une beauté et d'une réalité incomparable. Je regrette parfois de ne pas résider dans Paris car je sais que je passe, à côté d'un Monde Culturel bien plus fourni qu'ici (notamment son exposition sur les Pont Des Arts, où comme l'indique B.SOULE, O.Sow est soudain devenu, un "Monument de Paris"), dans un sens, ma frustration serait peut-être d'autant  plus grande puisque le temps me manquerait sans doute tout autant... Béatrice SOULE a écrit un livre référençant les sculptures de cet artiste, en commençant par une lettre d'Amour. Dans une écriture sensuelle et pure, on rentre dans l'univers de ce couple, de cet artiste qui ne vit que pour sculpter...
Comment face à de tels talents, ne pas être transporté par le "Beau" de l'Humanité ? J'ai choisi de vivre comme ça. J'ai choisi, pour ne pas sombrer dans la folie, dans l'inertie, dans l'aridité de la vie, de m'attacher à ça, à la création de la beauté par l'Homme, même si je ne peux ne pas m'interroger sur la dualité de l'humain, capable du meilleur comme tout autant du pire.
http://www.ousmanesow.com



* La musique est la beauté de l'âme

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Publié dans HOMMAGES et PORTRAITS

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L
Moi j avais traduit le titre :)<br /> Ravie de ton passage chez moi ...<br /> je viendrai découvir ton monde avec plaisir<br /> Amicalement
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N
Aller hopp je te tague !!! Ah ces coutumes internet ont la vie dure ...<br /> http://nolweeneawy.vefblog.net/TAG_EN_VRAC
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