La Mix'heure concerts d’artistes de musiques de monde
Jeudi 17 juillet
20h30: Serendou
"Prenez un maître de la flûte du Niger, chanteur et compositeur, grand connaisseur des traditions Peuls, Songhaï, Djerma, Haoussa, également impliqué sur des rencontres en tout genre et ayant joué aux quatre coins de la planète. Un flûtiste breton qui, après avoir fait danser lors d’innombrables fêtes de nuit (fest-noz), décide d’aller à la rencontre des musiques du monde (Tunisie, Syrie, Brésil, Mali, Pologne), du jazz, de la musique contemporaine, de la poésie, de la bande dessinée et du conte. Ajoutez un percussionniste chanteur Nigerien grand connaisseur des rythmes du Sahel (Peuls, Songhaï et Touaregs).
Vous obtenez « Serendou», une nouvelle république populaire gouvernée avec autorité et humour par les flûtistes.
La flûte Céissé, Serendou ou Séréwa du peul Yacouba Moumouni rencontre la flûte traversière en ébène du breton Jean-Luc Thomas, le tout accompagné par la calebasse du songhaï-peul Boubacar Souleymane. Ce trio nous entraîne pour un concert baguenaudant du Niger au Léguer.
Voilà la première partie du concert que nous sommes allées voir, Miss Marsu, Lili et moi. La présentation ci-dessus est bien conforme au trio, cependant, personnellement, même si je conviens du grand talent de ces 3 musiciens, 1h30 non stop de musique sans parole, a été un peu trop long, 3/4 d'heure m'aurait largement suffi. Cela n'enlève rien à la qualité des artistes, leur humour et l'emblème exacte qu'ils représentent pour moi de l'Art en général , soit la richesse du mélange des cultures.
22h: 3MA... Mali-Maroc-Madagascar
"La rencontre de ses 3 musiciens d'excellence, Ballaké Sissoko, Driss El Maloumi et Rajery, de leurs instruments à cordes (kora, oud et valiha) et de leurs cultures africaines (malienne, marocaine et malgache), créé un moment d'exception, une musique sensuelle et raffinée qui tisse un dialogue transafricain inédit.
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En deuxième partie de soirée, nous avons donc assisté au concert de 3MA.
Chaque musicien affiche sa particularité et son instrument à cordes.
J'ai aimé la description de la Valiha de Rajery, le musicien malgache, qui représente typiquement le système D qu'on trouve à Madagascar à cause de la pauvreté de l'île, mais pauvreté n'équivaut pas ici à appitoyement ou tristesse mais plutôt ingéniosité et créativité ou comment créer un instrument de musique avec un bambou de gros calibre fendu et des câbles de frein de vélo reliés offrant un son cristallin et envoûtant sur la voix de son Maître, un tantinet cassée et éraillée d'une grande sensualité.
Le virtuose malien nous a aussi enchanté avec sa dextérité et son savoir-faire à accorder et ré-accorder son instrument à chaque morceau joué, pas moins de 21 cordes à caresser et dompter... avec un petit message musicale pour sa petite puce, restée au Mali, dont Miss Marsu devra mémoriser chaque note puisque dans une quinzaine de jours, elle sera sur place...
Quant au marocain, Driss El Malouni, en dehors d'une phrase récurrente qui n'a pas échappé au côté affectueusement moqueur de Lili et moi "tout simplement", il a su se présenter ainsi que les morceaux entonnés avec humour et intérêt, respect pour son Art et compagnons d'Oeuvre.
Un petit clin d'oeil à l'oeuvre musicale qu'ils ont choisi de nous offrir, sur l'Art de re-transcrire en musique les "discours politiques en Afrique" plein de fausses notes de d'onomatopées singulières, qui finalement, dans leur étrangeté, ont bien réussir à traduire l'idée première des politiciens du Monde entier, accompagnée par une gestuelle sans équivoque dans laquelle tout le monde s'est retrouvée : celle de la main à la poche.
Enfin, pour rester dans le contexte des mains, un salut tout particulier à Boubacar Souleymane pour sa dextérité et sa virtuosité à rythmer les morceaux de Serendou, dans la caresse de sa calebasse d'une grande sensualité et aussi un hommage très respectueux et humble à Rajery pour avoir défier le handicap de ne posséder qu'une main pour jouer de son instrument, sans que rien n'y paraisse...
Chapeau Bas, Messieurs ! et Merci pour le spectacle !
P.S. : Autre petite note rigolote, lorsque Driss El Malouni accorde son instrument, il pose son oreille contre le ventre de sa guitare et je suis sûre que si Chouchou avait été là, elle aurait certainement demandé :
-"Pourquoi le Monsieur il fait câlin à sa guitare ?"