Nos enfants sont-ils ramenés au rang de "biens de consommation" ?

Publié le par Kelidoma

Cet été, comme chaque été, nous avons eu notre lot concernant la disparition d'enfants. Cependant, cette fois-ci, cela n'a pas été forcément par enlèvement ou pure violence, mais par NEGLIGENCE ! et de la part de leur famille en plus ! Même s'il est probablement courant et parfois même normal pour certains d'entre nous de laisser leurs enfants dans leur voiture le temps d'une courte course, je n'ai pas pu m'empêcher d'être choquée d'apprendre un tel comportement.
Comment, de nos jours, avec toute la perversité et les mauvaises intentions qui règnent sur notre monde peut-on être aussi déresponsabilisé ? Comment, peut-on imaginer qu'une course, une soirée ou un travail puisse être plus important qu'un petit être auquel on a donné la vie ?
J'ai vraiment la sensation que nos enfants sont relégués au même rang que nos consommables quotidiens, que comme les générations "Jeux Video", les parents ne se rendent plus compte de leur fragilité, de leur vulnérabilité et de leur mortalité, et qu'ils les abandonnent sans aucune reflexion ou états d'âme pour satisfaire une envie ou un besoin loin d'être vital !
A l'heure où les courses peuvent aujourd'hui être faites sur internet, livrées à domicile même parfois, 
A l'heure où des milliers de technologies sortent chaque jour pour nous permettre d'organiser notre temps, 
A l'heure où la vie semble plus facile en tout grâce à tout l'électroménager, les voitures et autres possibilités de déplacement, de stockage,
On donne plus d'importance à du matériel qu'à nos enfants !
Là-aussi, comme dans mon article précédent, il est temps de tirer une sonnette d'alarme pour à nouveau nous re-centrer sur ce qui est important : les êtres vivants !
J'ai une collègue qui prend des risques avec son enfant d'à peine 3 ans auxquels je n'aurais même pas songés tellement cela me paraît inenvisageable, elle semble d'ailleurs tout à fait bien s'en porter :
- elle met son bébé à dormir toute une nuit dans un auvent, sans moustiquaire en plein été, pendant qu'elle, son mari et son chien dorment dans la caravane, et elle a la chance de retrouver son enfant le lendemain matin, pleine de boursoufflures de piqûres de moustiques, mais en dehors de cela, indemne,
- elle va à une fête et reste malgré le fait qu'il n'y ait pas de possibilité de coucher son enfant dans la salle, alors elle la met dans sa voiture,
- elle va décorer la salle du baptême de l'enfant, pendant qu'elle la laisse seule dormir dans sa maison et fait de même pour aller chercher son pain à pied, à 1/4 d'heure de chez elle...
bref, évidemment, vous vous en douterez, il est pour elle concevable qu'on puisse oublier son enfant dans sa voiture le temps d'un trajet maison/travail, ou bien qu'on le laisse le temps de faire ses courses...
Très bien ! En voilà une qui viendra grossir le rang de ceux qui ont fait les faits divers de cet été sur le sujet et qui s'en sont très bien justifiés !
Finalement, me dit-elle, lorsqu'il arrive un drame, ce sont ceux qui se comportent de la sorte, les plus punis ! Quelle sage réflexion ! Mais est-ce une raison qui explique cette dérive ?
Absolument pas ! Comment ignorer la fragilité d'un enfant alors que rien qu'en un regard, rien qu'en un petit mot de leur bouche ne transparaissent souvent qu'innocence et naïveté ? Et comment alors ignorer la dureté de ce monde, quand on voit tant de personnes mal intentionnées, tant de pédophilie, tant de tourisme sexuel ?
NOus avons réduit nos enfants au rang d'objets, au même titre que les femmes en sont parfois aussi réduites ! Combien de vies devront encore s'arrêter prématurément parce que nous ne sommes plus conséquents de rien, nous ne sommes plus humains, nous sommes robotisés, sans sève, sans essence, sans intérêt...

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Publié dans LES EPREUVES

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