Suivant les courbes...
Au rythme des djembés
Se calent les battements de mon coeur
Et dans la nuit où règne la moiteur
J'écoute les enjambées
Le feu crépite
Les danseurs s'agitent
Bientôt tu seras là
Sur le sable près de moi
Les alizés effleurent les palmiers
Leur souffle m'évoque tes baisers
Les nuagent s'amoncellent
L'orage grondera tel
Un meneur de tambour
devenu sourd
Déjà, éparse, les gouttes de pluie
tombent, rafraichissent la nuit
Le feu s'incline à l'eau
Les danseurs tournent le dos
Je cherche un abri
Mais tropicale la pluie
a tôt fait de tout imprégner
En une seconde d'ondée
Je frissonne, imbibée
Et fixe dans la faible clarté
la silhouette qui te sied
Je te sens arriver
Mes yeux dessinent ton corps
Tout en courbes tu ressors
Un corps d'Homme bien fort
Tu portes en toi cet or
Descendant de l'Afrique
Tu es bien typique
Pour moi, l'âme d'artiste
Tu es comme une esquisse
Tous tes muscles se dessinent
Comme si tu sortais digne
d'un dessin
au fusain
Ton visage n'est que paix
La rondeur de ses traits
Ne peut être que reflet
D'une âme de respect
Même si tu te veux charmeur
On devine toute ta douceur
Ton sourire éclatant
Te rend si élégant
Je peux m'abandonner
Au miel de tes paroles
Qui sonnent en créole
Comme une promesse d'Aimer
Le temps s'est arrêté
Lorsque je t'ai trouvé
Et il n'y fera rien
Je te vois toujours mien
Caresser la rondeur
Est forcément douceur
Tu es digne héritier
De ces Hommes déportés
Tu gardes la splendeur
De leurs courbes musclées
Chez toi, rien d'acéré
Pointu ou bien saillant
Caractère conciliant
Physique doux, accueillant
Chaque matin qui renaît
Tu m'apportes la paix
Un regard pour ton être
Me voilà satisfaite...