La petite fille de la terre noire

Publié le par Kelidoma

Nous avions décidé de sélectionné un film, avec Miss Marsu, dans le cadre du "Festival de 3 continents" et ce fut celui-ci "La Petite Fille De La Terre Noire", un film coréen du sud de Jeon Soo-Il.

Voici le synopsis : "Dans un village minier de la province de Kangwon, la petite Young-lim, neuf ans, vit avec son père et son frère. Elle aime chanter des comptines, danser devant la télévision et jouer avec son grand frère, un peu attardé. Mais lorsque son père se retrouve sans emploi pour raisons de santé, son univers s’en trouve bouleversé. Elle doit alors s’occuper seule de son frère et du foyer familial. à sa manière"

Ce film n'est pas à recommandé à ceux qui n'aiment pas les films lents (la preuve, l'un des spectateurs s'est endormi et ronflait allègrement avant d'avoir été prié de partir car il gênait tout de même considérablement lassemblée...), avec peu de dialogues et peu d'actions finalement...

POur ma part, je n'ai pas détesté, j'aime l'atmosphère des films asiatiques où généralement, les personnages sont plus en réflexion qu'en action et souvent silencieux, cependant, le sujet de celui-ci est à déconseiller aux "dépressifs"... En effet, il n'y a absolument rien de gai dans la majorité de ce film : les paysages sont rendus presqu'uniquement noirs et blancs puisque filmés dans un bassin minier où alternent effectivement la terre noire de la mine et la neige de l'hiver, les personnages évoluent dans une espèce de village pré-fabriqué misérable, presque toujours désert et silencieux et où, j'imagine, grandir, dans cet univers doit resté particulièrement déprimant, cependant, l'enfant a toujours les ressources d'imagination que n'a pas l'adulte et du coup, pour cette petite fille, il est possible de trouver quelques sources de joie et de jeux... De ce fait, nous avons assisté à deux scènes rigolotes :

- lorsqu'elle se lève de table pour imiter une danse qu'elle regarde à la télé,

- et lorsqu'elle punit une poule d'avoir écorché l'arcade sourcilière de son frère, retardé mental...

Le film nous fait réfléchir sur les conditions de vie que peuvent endurer certains humains de notre planète. S'il nous arrive de nous plaindre, nous vivons vraiment de façon paradisiaque comparé à ces êtres dont l'horizon reste statique et sans rêve, où ils se raccrochent à une profession qui les tuent à petit feux, comme ce père, atteint de pneumonie, qui est licencié de la mine pour cette raison.

L'alternative est mince dans cet endroit du monde :

- soit tu es très malade, à ce moment, on te permet à toi et ta famille, d'intégrer l'hôpital, tu pourras y mourir, pendant que ta famille bénéficiera d'un appartement,

- soit tu ne l'es pas assez et tu restes au chômage, dans ton logement précaire et dérisoire.

Notre petite héroïne est très attachante, avec sa petite bouille ronde, ses yeux pétillants lorsqu'elle sourit, ses réjouissances simples entre son frère et son père, sa tendresse aussi, au milieu de ces deux hommes, dont l'un vit dans son monde et l'autre sombre dans l'alcool et le désespoir...

Par conséquent, les perspectives d'avenir restent effecitvement très limitées pour elle et la solution qu'elle trouve à ses problèmes est finalement difficilement blamable même si elle est terrible... C'est son état d'enfant qui d'ailleurs lui permet de la prendre puisque son raisonnement n'est pas mature et donc un peu inconscient de la réalité.

Nous sommes sorties de la séance, plutôt perplexes, puisque la fin nous a un peu laissé sur notre faim... Mais cela ne nous a pas empêché d'aller nous réfugier dans un sympathique salon de thé pour bavarder. Dans la châleur de ce petit salon, je me suis tellement détendue que j'ai failli partir sans payer... Soit il y avait quelque chose dans le thé de Noël (cerise/amande) que nous avons dégusté, soit j'avais certainement le cerveau congelé, ce qui est fort probable avec ce temps affreux qui nous enserre actuellement... (je déteste le froid, je ne le supporte pas, d'ailleurs, c'est mon coprs qui le dit puisqu'il m'arrive de perdre connaissance dès que les températures descendent...).

Enfin, après cette épisode où j'ai bien eu honte mais dont on a bien ri, quand même, direction la fnac pour réserver les places de notre prochaine sortie : "Tissé Métissé". Je me suis fait plaisir en ramenant un souvenir de mon enfance... Je rêvais d'adopter un Mowgoï, c'est fait (en video, seulement) :

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Publié dans Histoires d'en voir...

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M
en t'écoutant raconter ce film, je pense à mes grands-pères (il y a 120 ans) qui descendaient au noir des mines profondes sous le sol où je vis aujourd'hui ...
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K
<br /> Difficile d'imaginer le quotidien de ces travailleurs... quant à leurs familles... Un sacré métier que celui de mineur, en effet !<br /> <br /> <br />