Le chemin parcouru de Ishmael Beah

Publié le par Kelidoma

Imaginez, vous avez 12 ans, vous êtes fan de rap et vous partez avec vos copains participer à un concours de jeunes talents.

Ce sera la dernière fois que vous serez un enfant.

Ce sera la dernière fois que vous verrez vos parents.

Ce sera la dernière fois que vous connaitrez la paix.

Ishmael Beah raconte sa vie, sierra Léonais, né en 1980, il va devenir enfant soldat, non pas par choix, pour survivre à la faim, pour survivre à l'errance, pour surmonter la perte de sa famille, son exil dans un pays où règne le chaos.

Soldat, il sera transformé en "machine à tuer", drogué, manipulé, il deviendra un robot de violence.

Il sera "sauvé" par des membres de l'Unicef qui l'installeront dans un centre de "rééducation" pour ré-apprendre l'humanité, assumer son passé et avancer. Une partie de sa vie encore difficile à affronter puisqu'il se sent à nouveau abandonné par l'armée, devenu son seul repère, et perdu dans toutes ses émotions, ses cauchemards, son rapport aux autres, sa folie aussi, parfois...

Mais il est fort. Il est intelligent et sensible et ses qualités personnelles lui permettront de rallier les Nations Unies à New York pour témoigner de son calvaire avec d'autres enfants qui ont vécu l'enfer, témoigner qu'on peut se reconstruire malgré les souffrances.

Son répis sera court, car, chez son oncle à Freetown, là où il s'est réfugié, un nouveau coup d'état plonge le pays et la ville dans l'horreur, cette fois, Ishmael ne veut pas retromber dans l'atrocité de devenir soldat, il sait qu'il n'a pas le choix, il doit fuir. Grâce aux contacts noués à new York, il s'assure de trouver un place chez une américaine, il traversera le pays en car, au péril de sa vie, dans l'angoisse des nombreux contrôles militaires jusqu'à joindre la Guinée d'où il partira pour les USA.

Un livre poignant, écrit dans une écriture simple, on entre facilement dans la tête de cet enfant, si fort finalement, même quand il est soldat, on comprend pourquoi il commet des atrocités.

Ishmael beah a réussi son pari avec son livre, il nous laisse le témoignage de ce qu'est finalement, l'instinct de survie.

Si demain, cela nous arrivait, que ferions-nous ?

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K
@Fabien<br /> Tu es tout simplement dans la réflexion... et de nos jours, c'est vraiment utile et important, de ne pas gober tout ce qu'on entend car tout est manipulé.<br /> L'esprit critique, ça s'appelle et c'est indispensable.<br /> Si, effectivement, tu as eu la sensation, durant tes études, qu'on t'enseigne une "pensée unique", moi aussi, je l'ai eue, juste à l'âge de la rebellion, c'est tombé à pic ! (BTS TOURSISME= une formation dans laquelle on nous apprenait à vendre aux riches, parce qu'il n'y a qu'eux qui peuvent voyager... J'ai vite fait eu la nausée de cet enseignement élitiste, sachant qu'en plus, je ne venais pas moi-même, d'une famille aisée...)<br /> Alors tes "coups de gueule" sur le blog, je les comprends et 3 ans de forêt amazonienne, ça parle aussi sur la particularité de ta personnalité...
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F
Bonjour Kelidoma.<br /> En fait, je ne crois pas avoir subis quelque chose de particulier, être différent de nous tous. Je crois simplement commencer à assumer dans ma tête le produit de la société que je suis. Et de distinguer ce que je suis et ce que l'on a voulu faire de moi. Je crois que nous sommes vraiment tous concerné par cela.<br /> Tu en parles aussi très bien à ta manière, je trouve.<br /> Bonne journée.
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K
@Miss Marsu<br /> Merci pour ce prêt qui m'a enrichie en effet car l'auteur décrit très bien sa situation, ses sentiments contraires, son abandon et ses espoirs...
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M
Je suis contente que tu es apprécié ce livre qui semble en plus faire réagir.<br /> Les livres sont à mon sens fait pour ça, au départ on lit pour soi dans un moment intime et à part du monde mais lorsqu'on a apprecié il faut savoir partager, j'ai souvent découvert des auteurs grâce à des amis et je n'en suis que plus riche.
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K
Merci M-C<br /> Oui ce livre me rallie en effet à ta constation et je dirais même plus : "l'espoir fait vivre", sans imaginer qu'il existe un avenir meilleur, il ne nous reste pas d'autre choix que la mort.
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