Avant l'heure...
http://www.thalassa.france3.fr/index-fr.php?page=emission&id_rubrique=101
"Basse-Terre, Grande-Terre, Marie Galante, les Saintes, La Désirade… L’archipel de la Guadeloupe dessine un littoral de rêve. Des îles et des côtes à découvrir à pied, le long des rivages Atlantique et Caraïbes, ou bien vues du ciel, où ces îles antillaises offrent un autre panorama.
Dans cette exploration littorale de l’arc Antillais, Thalassa fait aussi un point sur les conséquences de la loi de défiscalisation sur les hommes et sur l’environnement. Et puis, nous ferons une incursion sur l’île voisine d’Haïti où un petit village tente d’entretenir l’espoir dans le chaos et la misère qui ravagent le pays."
Un petit tour virtuel dans notre île, avant de la retrouver en live... ça fait un bien fou ! Ronronner au rythme du Gwo Ka, flâner sur les sables blanc et or, faire un tour rafraîchissant en forêt et même la voir du ciel, une découverte splendide que nous ne pourrions pas nous permettre en vrai. Voici un magnifique reportage que nous a offert THALASSA... Seul bémol pour Doudou (chauvin, comme pas mieux), ils n'ont pas parlé de son village : ST FRANCOIS... Mais ils ont évoqué la POinte Des Châteaux, notre futur lieu de villégiature voir plus si... possibilités...
Ce voyage était effectivement formidable et reposant mais ce fût aussi l'occasion d'évoquer d'autres problèmes majeurs.
Touchés dans nos coeurs, nous l'avons étés, de voir comme GWADA souffre, elle-aussi, de la société de consommation trop rapidement développée.
A coup de canadaires ou d'hélicoptères, les bananeraies sont arrosées de pesticides, les ordures ménagères s'entassent au bord des routes de la Basse Terre dans un paysage de forêt tropicale sans pareille et une décharge à ciel ouvert prend ses aises sur les terres de SAINT MARTIN...
Il y a du boulot, c'est sûr, en matière d'écologie et même si notre génération est peut -être insouciante, nous avons l'espoir que celles de nos enfants ne le soit pas car l'école se charge là-bas d'éduquer les petits sur les bienfaits de la préservation de l'environnement...
Révoltés dans nos coeurs, nous l'avons étés aussi, par les effets pervers de la fameuse loi Pons de défiscalisation, une loi qui a permis un développement urbain et hôtelier de grand luxe et à outrance sur tous les littoraux de Gwada et ses dépendances et en grande partie à ST MARTIN. 
Que reste-t-il aujourd'hui de cette loi passée en 1986 ? Des résidences vestiges d'un luxe passé, qui ont mis la clé sous la porte et qui restent vides ou partiellement occupées par des populations blanches et friquées qui côtoient de façon mitoyenne une population guadeloupéenne ou venue de l'étranger pour construire ces fameux hôtels qui est aujourd'hui au chômage et dans la misère.
On assiste, à ST MARTIN, en particulier à l'outrage d'une population qui se calfeutre dans des villas de rêve bardées de sécurité sous les yeux d'habitants miséreux qu'on qualifient de violents et irrespectueux... Mais que feriez-vous, vous, si on vous mettait sous le nez tout un luxe intouchable alors que vous êtes natifs de cette terre et rejetés ou bien tout simplement venus construire ces paradis architecturaux et maintenant traqués par une police qui cherche par tous les moyens à vous renvoyer d'où vous êtes venus, souvent dans des îles extrêmement pauvres et instables politiquement ?
Enfin, accablés dans nos coeurs, nous l'avons étés, aussi, par l'île voisine, HAITI, d'où proviennent beaucoup d'immigrés sur la terre de GWADA et comment ne pas comprendre la fuite de ces populations quand on assiste à leur misère inqualifiable ? 
Rendus à manger de la boue, à en faire des galettes mêlées d'un peu de beurre et de sucre, galettes parfois unique nourriture de la journée et polluées par tous les déchets qui innondent Port Au Prince. La population s'euthanasie avec la pauvreté comme seringue. Port Au Prince ressemble à une cité-déchetterie et quand le peuple se révolte parce qu'il n'a plus rien à manger, les casques bleus de l'ONU contiennent les fougues à l'aide de leur armes... Le gouvernement laisse mourir son peuple sans la moindre gêne, si ce dernier ne meurent pas de faim, il périra dans un accident de ferry bourré à bloc et qui part même sous les contre-indications météorologiques...
Finalement, il vaut mieux vivre loin de la capitale, et c'est d'ailleurs ainsi que nous découvrons la ville des ABRICOTS, dont le maire, Jean-Claude FIGNOLE
http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/fignole.html tente d'organiser la population à s'auto-assumer avec ses petits moyens. Il relance l'activité de pêche, promet la construction d'un marché, gère les doléances et entre deux activités, tente de trouver du temps pour rédiger ses romans, car ce cher monsieur est un érudit, ce cher monsieur est écrivain. Malgré son statut de lettré, une proposition pour devenir Président d'HAITI, appuyée par Aimé CESAIRE lui-même, Monsieur FIGNOLE reste modeste et trouve les mots pour refuser cette tâche pour mieux se consacrer à celle de son village, le ABRICOTS. Ce village, touché lui-aussi par la misère, reste tout de même plus paisible que de la capitale, moins pollué et même s'il se trouve à l'autre bout du "poumon économique", les habitants restent, parce qu'ici règne encore l'espoir, ce qui n'est plus vraiment le cas ailleurs, d'autant plus avec les 4 cyclones qui ont frappé successivement l'île ce dernier trimestre...
Ce dernier reportage m'a vraiment bouleversée. Je me dis que même si je suis fatiguée par le travail, ma vie est "rose ecarlate" comparée à ce qu'elle aurait pu être tout simplement si le sort avait décidé que je naisse ailleurs et Chouchou aussi...
Oui, c'est bientôt NOEL et cela me conforte d'autant plus dans ma position sur le fait que si vraiment j'ai envie d'un cadeau, ce sera celui de contribuer à aider une association puisque je ne peux pas encore le faire physiquement, UNICEF est mon choix et je n'ai jamais été aussi "sûre" de l'avoir fait que cette année...