Happée par le monde du silence
Par hasard, en rentrant de faire les courses aujourd'hui, je tombe sur ce magazine. impossible de me décoller de l'écran tellement l'enfouissement au nirvana est grand... J'embarque pour les îles situées au sud de la Nouvelle Calédonie : L'île des pins
puis pour Lifou, la plus grande des îles Loyauté :
A la surface, la séduction est indescriptible, des paysages insulaires paradisiaques, la vie douce, l'humeur tranquille des habitants à la plastique qu'on envie, surtout les hommes*...
On a le droit à une recette qui met l'eau à la bouche, un peu à la méthode du four à la tahitienne.
Une habitante explique comment elle coupe en morceaux toutes les racines et les dispose sur une feuille de bananier, elle y ajoute ensuite du bénitier, coupé en morceaux également,
elle saupoudre le tout de sel, de poivre et arrose de citron, y ajoute quelques mangues pour le goût et le décor et referme le tout dans un petit paquet avec une autre feuille de bananier, une feuille de palmier servira à entourer le tout comme un petit panier et hop, sur les pierres qui chauffent sur un brasier, on recouvre le tout de terre et on attend. l'inconvénient est qu'on ne sait pas combien de temps, mais d'après le présentateur c'est long. Lorsque le moment est venu, on ressort tout, on ouvre le panier et on mange et ça a vraiment l'air succulent.
Entre deux joies terrestres, on plonge vers les plaisirs sous-marins et le monde du silence s'offre à nous comme un cadeau immérité... Tant de couleurs, tant de grâce animent ce monde où toutes les espèces communient en harmonie. Bien entendu, les lois de la nature règnent certains sont les repas d'autres mais il existe aussi d'autres fonctions, comme cette crevette caméléon qui est capable d'entrer dans la bouche d'un poisson, venu d'ailleurs exprès pour cela, et qui attend qu'elle lui nettoie les dents et les branchies, chaque parcelle qui se présente d'ailleurs à elle est l'occasion pour elle de se mettre au travail, les mains des plongeurs n'y échappent d'ailleurs pas...
Je m'immerge dans ce monde, qui est déjà pour moi grande attirance. Pourquoi ? S'il en oppresse certains, il est n'en est rien pour moi, j'aime me retrouver dans la surdité de cet univers, dans la légèreté des corps que la mer porte sans effort, dans la luisance et la luxuriance de la faune aquatique qui n'est jamais immobile, même la nuit, elle est toujours agitée par le balancement du flux et du reflux.
J'ai passé un moment d'apaisement grâce à cette émission qui est très bien faite et qui ne cherche qu'à nous bercer dans ce monde de paix...
*Pour la petite histoire : Un habitant de Lifou à la pêche.
Le présentateur repère au bord un poisson perroquet bleu, en deux temps, trois mouvements, l'homme de Lifou se jette dans la mer et ressort dégoûlinant, le poisson au bout de sa lance... ça laisse sans voix, hein ! ?
Après cela, on le voit en train de maneouvrer un radeau de fortune en gros rondin de bois exotique, avec lequel, le présentateur explique, que les habitants font des milliers de kilomètres... encore sans voix, n'est-ce pas ?
Après de telles prouesses, on ne s'étonne pas que les hommes de Lifou aient des corps de rêve digne de Dieux de la Grèce Antique...