Humaines ?!

Publié le par Kelidoma

28. C'est quoi, 28 ? Mon quota d'heures supplémentaires depuis mon retour, encore 10 et j'aurai rattrappé ma dernière semaine de vacances à Gwada... Ainsi, je pourrais la prendre pour en profiter au moment des beaux jours... Et comme j'en ai marre de trimer sans m'en sentir récompensée, j'ai bien l'intention de faire valoir mon efficacité en valeur monétaire auprès de mon cher patron... Qui ne tente rien n'a rien ! Il est en mesure de comparer, je pense, l'ampleur de la tâche qui n'a pu être abattue par ma remplaçante et dont je dois m'acquitter alors... l'OPPORTUNISME est une bonne devise, vous ne trouvez pas ?
OPPORTUNISME ce mot rime avec OPTIMISME, toutefois, même si je plonge au trefond de moi-même, j'ai bien du mal à aller le chercher ce dernier.
Le constat est qu'en ces temps de crises, l'agressivité et l'exigence des gens est à son paroxysme. La semaine dernière, une de mes collègues a failli se faire agresser à son poste de travail, un samedi matin... Toute la semaine, se sont succédées des personnes plus ou moins infectes et notamment, un spécimen hier, un papy, de surcroît, qui venait régler une consultation en retard.
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais déjà, lorsqu'on vient régler une consultation qui aurait dû l'être le jour même de la visite, c'est plutôt l'humilité qui doit nous animer... Mais non ! Ce monsieur vient sans avoir pris le téléphone pour s'assurer que la secrétaire qu'il voulait voir était là, bien entendu, il se retrouve dans la situation prévisible que son réglement ne peut être pris. Alors plus fâché qu'énervé, il commence à râler sur le fait que notre présence n'est pas assez grande...
- "35 heures !" me dit-il dédaigneux.
- "Non 42 (+28 en sup') !" je lui réponds.
Mais évidemment, ce cher Monsieur durant son activité professionnelle en faisait 48 !  Inutile de continuer la discussion, c'est stérile ! Toutefois, je pense à MON PAPY à MOI, qui était maçon et qui faisait des semaines de 60 voire 70 heures, week-end compris et qui entretenait son jardin en rentrant. Jamais je ne l'ai entendu faire des réflexions désagréables sur ce sujet ou chercher à se faire mousser, c'était sa tâche, une autre époque et puis voilà !
Mon patient hargneux cherche une reconnaissance peut-être, en tout cas, il n'avait pas en rentrant la bouffe à faire, les enfants à s'occuper, le ménage, le repassage, les courses et tout ce qui nous incombe, NOUS, femmes, que l'on fasse 35 ou 42 heures,  là est toute la différence !
Je sais qu'il ne faut pas s'attacher à ce genre de mécontents, toutefois, prendre sur soi pour toujours contenir toute cette agressivité permanente, ces soupçons de fainéantise, comme quoi, "nous sommes juste derrière un bureau". le cabinet est juste ouvert de 8h00 à 19h30 tous les jours, sans interruption et de 08h00 à 12h00 tous les samedis, sans compter que nous sommes de garde pour la ville tout le week-end, une fois tous les 15 jours, c'est toutefois trop peu tout simplement parce que nous ne sommes à la disposition de chaque personne qui se cantonne uniquement à penser à son microcosme !
Un CRI DU  ! Oui, c'est ça !
Une discussion avec une collègue d'un autre service me conduit à glisser vers l'inquiétude. Elle-aussi est au bord des larmes dû à une déprime qui monte, seulement après une heure d'embauche, nos visages deviennent pâles et anguleux, nos yeux creux comme si nous étions dans des mines de charbon !
Cela vaut-il le coup, me direz-vous, d'en arriver là ? Quel choix nous reste-t-il ?
Nos patrons sont des bourreaux de travail eux-mêmes, ils exigent des autres, ce qu'ils donnent eux-mêmes alors comment leur faire prendre conscience que nous n'en pouvons plus ?
Nos corps nous le disent en tout cas, on compte les mois d'aménorrhée, phénomène qui souvent se produit lorsque le corps est trop faible pour laisser faire la nature...
Un désir de mettre au monde un petit loulou, pour notre Chouchou ? OUI. Un désir. J'en suis rendue à me demander si mon corps supporterait cette épreuve de maternité dans un tel état de fatigue? Et même si, une fois qu'il sera là le petit bout, où vais-je le caser dans mon emploi du temps déjà saturé ?
Le corps parle, il saigne à des endroits où il ne devrait pas et se dérègle à d'autres, on pallie avec de l'homéopathie, un peu de soleil en ce moment (ça fait du bien !), un week-end... Des pansements sur des jambes de bois jusqu'à...
GWADA OU KA MANKE MWEN !

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V
Je suis du même avis que Miss Marsu;vous avez des projets, alors, n'hésitez pas une seconde,avancez et préparez tout cela ! Mes craintes m'ont à chaque fois fait reculer la date de départ vers la Gwada; si j'avais su, je serai partie bien plus tôt; on y travaille dur, tout comme en métropole,mais on a ici une qualité de vie pour nous parents mais aussi pour les enfants qu'on ne retrouve pas en France. <br /> Lorsque le professionnel entrave sur des choix personnels, qu'on se fait dicter ses choix de vie sur des points extrêmement important (avoir un enfant ou pas), là, ça n'est pas acceptable;ça doit rester un choixdu couple, point barre.<br /> Ca me fait de la peine pour vous. Je souhaite de tout coeur que vous allez pouvoir gérer tout ça au mieux pour que vous vous sentiez bien, et que lesdécisions prises soient les vôtres. Grosses bises à vous trois.
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M
je vous plains d'être jeunes ... et à la fois je vous envie pour la raison que vous nous apportez dans l'existence, il vaut parfois mieux n'avoir qu'un enfant et l'élever dignement, le dotant de culture et d'ouverture sur le monde, plutôt que d'en avoir trop et d'être contraint de les enfermer dans une cellule trop petite pour qu'ils puissent s'épanouir ... Courage ta petite a, avec de tels parents de l'AVENIR !<br /> Amitié .
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K
<br /> Merci M-C. Crois-moi, cette raison dont tu parles demande souvent des efforts considérables, surtout pour une rêveuse et une utopiste comme moi... Toutefois, je pense être constituée d'un équilibre<br /> qui me permets de ne pas trop me laisser "dépassée" (du moins pour l'instant) et surtout, j'ai un Doudou au caractère complémentaire du mien et ça aussi, c'est une grande aide pour construire et<br /> avancer...<br /> <br /> <br />
M
comme il est dur de nos jours de pouvoir concillier vie, vie de famille et boulot ! Trop c'est trop, comme tu le dis mais que faire ? Avoir du temps serait-il devenu un luxe ? <br /> Gagner sa vie coûte vraiment de plus en plus cher, et pourtant un petit bout de plus dans la famille, ce serait chouette pour vous trois ...
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K
<br /> Merci M-C pour tes com' toujours très chaleureux, je pense, sincères et qui vont dans mon sens, sans complaisance...<br /> Oui, en effet, tu résumes bien tout ce que je ressens et pourtant, j'ai tout pour être heureuse alors ?!...<br /> Paradoxe que cette époque où, d'un certain côté, on s'exploite et s'investis escalve par soi-même, enfermé(e) dans un carcan d'idées et de peurs, je rêve souvent de barreaux et pour cause...<br /> J'ai l'impression de m^'etre moi-même emprisonnée dans cette vie...Un autre petit est un désir mais il faut aussi réfléchir à la vie à lui offrir : l'absence d'une mère qui se tue à la tâche et de<br /> même pour le père est-elle une situation enviable, même si le besoin matériel est comblé, où est le temps où nous pouvons partager avec abandon un dîner, déjeuner ou petit déjeuner en famille, sans<br /> stress ni vie à 100 à l'heure ?<br /> Plus rien ne peut se faire sans calcul aujourd'hui, si on est conscient, responsable et réfléchi, on fera des choix de raison et non pas de coeur... aïe aïe aïe !<br /> <br /> <br />
M
Zen, je suis, Zen je resterais...Il faut se nourrir de tous les bons souvenirs à Gwada et faire grandir petit à petit ses projets, ceux qui nous portent!<br /> Je t'envoie un peu de mon positivisme ( cela rime aussi avec opportunisme!) du moment, biz ma belle.
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K
<br /> Merci Miss mais il me semble bien loin le temps de nos rigolades sous le soleil de Gwada ! Y re-penser ne m'aide pas, alors j'essaye de créer de nouvelles choses sur lesquelles me focaliser..<br /> Toutefois, pour créer, il me faut aussi du temps pour moi ce qui n'était pas franchement le cas ces derniers temps. j'en suis à 30 heures sup', je dis stop et tant pis pour la semaine de retard, je<br /> VIS AUSSI et surtout JE VIS EN DEHORS DE CETTE FOUTUE CLINIQUE ! VOILA !<br /> <br /> <br />