Garce?!...
Il y a des instants, comme celui que je vais conter, où sur le coup, c'est l'envie de tout exploser qui domine puis, il suffit parfois d'un simple geste pour retourner une situation...
J'ai une sainte horreur des gens qui brandissent leurs arguments à grand renfortde réunion d'information et d'ordre hiérarchique pour justifier leurs propos ou action.
C'est ce qui s'est passé mardi dernier, alors que j'avais eu le malheur d'adresser au service "ambulatoire" de la clinique, un membre de la famille d'un patient et son ambulancière (soit dit en passant, il s'agissait d'un patient d'une de mes collègues absentes, de plus) pour récupérer une prescription de transport qui manquait.
J'ai eu à faire à uneinfirmière particulièrement mal lunée,qui semblait savoir tout sur tout et qui me rebattait les oreilles de consignes données hiérrchiquement et blablabla et bla bla bla.
Dans ce genre de cas, je me sens comme un chat aux oreilles rabbatus. 
Pour limiter l'agression téléphonique et dans l'espoir qu'un médecin passe dans le secrétariat et entende les propos tenus, j'ai mis le haut parleur pour la laisser déblatérer . Le bruit du combiné sur le bureau lui a donné l'impression que je lui avais raccroché au nez...
Là, j'entends :
- "Elle m'a raccroché au nez, la garce ! "
Ce fut un moment jubilatoire ! Sans le vouloir, je l'ai bien eue !
Je lui ai donc répondu que non et que je n'étais pas une garce...?!
S'en est suivi un grand moment de silence avant la reprise des hostilités... Elle a continué sur le même ton, je n'ai pas répondu plus, elle a conclu la conversation...
Une fin de journée en apothéose, j'avais juste travaillé 10h30 d'affillée...