Conte haïtien, tour de manège et caprice aigu...
Hier, nous nous sommes offerts une sortie en famille. Il faut dire que depuis que nous sommes en vacances, nous en avons peu profité, nos occupations ont beaucoup tourné autour de l'entretien de notre maison et jardin, travaux en tous genres, repos aussi (ça fait de bien de ralentir le rythme, de temps en temps) et finalement, le temps a passé tellement vite que nous ne nous sommes pas vraiment créé d'occasions de sortir.
Hier, donc, c'était le cas. Direction le parc de Procé
pour participer à la dernière édition de "l'heure du conte" :
"Mimi Barthélémy et Serge Tamas "Soldats marrons"
L’histoire d’Haïti contée, dansée et chantée avec toute la fougue et l’énergie de la langue créole. Saveur de cannelle et de citron vert au rendez-vous."
Chouchou ayant faim, on a quitté l'histoire avant la fin, c'était pourtant bien raconté, Chouchou était sage et captivée (comme quoi, lorsqu'elle est seule, elle peut s'intéressée... cf L'heure du Conte : Deuxième tentative ) mais l'appel de la glace, malgré un temps maussade et surtout très venteux (rien à voir avec un mois d'août) était le plus fort.
Ce fût cependant sans compter sur l'appel du manège, cette fois-ci. Chouchou pris grand soin à tarabuster ses parents pour faire 1 tour. Papa (coeur d'artichaud lorsqu'il s'agit de sa Chouchou) craque malgré mon refus (connaissant moi-aussi ma Chouchou et son caractère capricieux...). On lui paye 2 tours, le dernier ne l'étant jamais vraiment puisque quand vient le moment de l'extirper du véhicule qu'elle a choisi pour tourner, elle s'accroche à tout ce qui dépasse avec des yeux suppliants... Papa Chéri re-craque et là : queue de Mickey oblige, on est bon pour un tour gratuit. Au total : 4 tours, mais cela n'est jamais suffisant... C'est dans les larmes que Chouchou abandonne sa voiture ancienne, ne comprenant pas pourquoi elle devait rendre la "queue de Mickey" qu'elle avait gagné, d'où l'idée du symbolisme qui échappe totalement à un enfant de 4 ans.
Bien évidemment, tout le monde est contrarié, Chouchou sans son "cadeau", les yeux embués, ne veut pas aller voir les canards et autres cygnes et "rats volants"(pigeons) qui se baffrent de pain jeté par les promeneurs comme s'ils mourraient de faim alors qu'ils affichent des corps bien dodus, Doudou, qui lui, veut aller voir les volatiles, les sourcils froncés, l'humeur renfrognée et dégoûtée par les caprices de sa petite fille pour laquelle il s'est investi à faire plaisir et moi, qui constate la situation, stoïque, puisque déjà"échaudée" quelques mois plus tôt Après les oeufs de printemps, les vacances de printemps ! .Que du bonheur ! Forcée de nous rejoindre sur l'herbe, près des canards, Chouchou boude. Elle finit par sortir de sa torpeur :
- "J'ai envie de faire pipi !".
Direction les toilettes du parc, tellement infectes, que son envie lui passe...
On retourne à la voiture. En chemin, on récupère nos courses passées sur internet, hop, hop, emballé, c'est pesé, nous sommes de retour à la maison vers 18h30...