Caroline : Le combat contre le crabe

Publié le par Kelidoma

 
Caroline
Notre Cousine
Joli Ange d'ébène
J'espère qu'enfin tu es sereine

Caroline
Notre Cousine
Tu as combattu
Et tu l'as vaincu
Une première fois
Mais le Crabe est sournois

Caroline,
Notre Cousine
On te disais peu sûre de toi
Que ton physique ne te convenait pas

Pourtant
L'important
Etait que transparaisse
Et aujourd'hui c'est ce qui nous reste
Ta gentillesse

Ta beauté d'âme
Qui rend d'autant plus injuste le drame
Car le crabe sait ou frapper
Et c'est ton sein qu'il a touché en premier

La partie de ta féminité
La partie proche de ton coeur
L'organe majeur
De ta personnalité

Une battaile que tu as gagné
Mais qui ne t'a pas laissée
Assez de forces pour supporter
Un assaut répété

Le sursis de quelques mois
Puis, à nouveau le combat
Une souffrance qui prend le pas
Sur ce qui te restait d'énergie
Pour t'acrrocher à la vie

Mais ton entrée à l'hôpital
Donnera raison au Mal
Le crabe jubile
Comme le lierre il s'entortille
Il transforme toutes tes cellules
Identiques comme des bulles
Elles ne t'appartiennent plus
Il les a toutes eues

La peine des tiens
T'empêche de rejoindre l'autre monde serein
Tu fait le choix courageux
De dire Adieu
A tes petits chez toi
Jamais ils ne viendront te voir là-bas
Dans l'univers froid
De l'Hôpital

Chez toi l'hiver n'existe pas
Mais c'est pourtant bien là
Qu'en ces derniers intants tu te crois
Décembre sera le mois
Où tu nous quitteras

Caroline,
Notre Cousine
Joli Ange d'ébène
J'espère qu'enfin tu es sereine

P.S. : Poème en hommage à Caroline, la cousine de Doudou, terrassée par le cancer l'année dernière à l'âge de 36 ans, qui laisse deux enfants

Repose en Paix

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Publié dans HOMMAGES et PORTRAITS

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K
@Valé<br /> Merci également de ta sincérité dansle ressenti.<br /> A moi aussi, toutes les maladies me font peur, en particulier, celle-ci, c'est certain. L'injustice avec laquelle elle frappe, des petits, des jeunes ou des vieux, les souffrances qu'elles infligent, même si des traitements existent, effectivement, le quotidien de ces malades est effrayant.<br /> Je voulais rendre hommage à Caro, car elle est partie l'an dernier, après un an de souffrance, que malheureusement, faut de distance, nous n'avons pas pu soutenir et lorsqu'elle est partie, ce sont les regrets en plus de la douleur qui nous enserrer le coeur... Alors j'ai mis le temps à les sortir ces mots, mais les voilà livrés et s'il sont beaux et touchant, tant mieux...
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V
Très beau texte ! lorsque les mots sont utilsés avec sincérité, on ressent alors toute l'émotion s'en dégager, et là, c'est le cas. <br /> Tout comme toi, des proches ont été maltraités et à chaque fois partis par cette maladie. Cette maladie me fait peur.
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K
@Miss Marsu...<br /> En effet, c'est aussi ce que je souhaite mais bien entendu, on ne choisit pas...
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M
Beaucoup d'émotion et le courage de rester auprès des siens juqu'à la fin, souvent je me pose cette question, qu'aurais je choisi moi si j'avais la maladie, l'affronter et admettre la mort à venir ou la nier en bloc et refuser d'accepter l'inévitable.<br /> Que la vie nous permette de ne jamais avoir à nous poser cette qestion, ni à nos proches!
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M
ta cousine Caroline serait émue de pouvoir lire ton magnifique poême ...
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