Qi Gong Musical
Celui qui sait ne parle pas
Celui qui parle ne sait pas
Tao tö King
Citation de Lao-Tseu
Voici une nouvelle petite rubrique dans laquelle j'ai l'intention de tenir un "journal culinaire".
Etant à Gwada, j'en profite pour vous faire partager l'un des trésor des Antilles : La gastronomie.
Aujourd'hui 25.7.11
Ce midi : Fricassée de chatrou accompagné de riz/haricots rouges et de fruit à pain
Tourment d'amour au coco
Ce soir : Dombrés/crevettes
Prochaine sortie prévue le week-end du 17-18 décembre 2010. Pour terminer cette année en beauté et commencer les
vacances de Noël, pendant que Chouchou y croit encore, nous allons partir avec son ami Maty et sa maman, à la rencontre du Père Noël. Sur le sentier des daims, après avoir salué les bêtes à bois,
nous nous dirgerons vers la maison du Père Noël et des lutins. Une animation très prometteuse, à à peine 30 minutes de route de chez nous ! J'espère que le temps sera juste comme il faut, un peu
de neige pour donner l'ambiance mais pas trop pour qu'on puisse faire la route !
J'ai parcouru l'univers de
Khaled HOSSEINI
Dans
:
"Mille Soleils Splendides"
Après "Les Cerfs-Volants de Kaboul", voici le second livre que je lis de cet auteur. Son oration sur le papier est toujours aussi poignante, il nous donne une image de son pays, l'Afghanistan, bien autre que celle que peuvent véhiculer les journaux occidentaux, un temps où cette nation était florissante et riche culturellement, un temps où le printemps existait encore, un temps où les habitants savaient vivre ensemble et célébrer, un temps qu'il dépeint avec toute la poésie qui est la sienne jusqu'au temps où la nuit a envahi tout son univers, où l'hiver n'est plus jamais parti, où les invasions étrangères ont apporté la guerre, la maladie, la famine et l'exil de tous ces Afghans que le monde a oublié et livré à eux-mêmes sur des terres de mort physique, intellectuelle et culturelle.
Mille Soleils Splendides, le titre, est tiré d'un poème écrit par un artiste afghans dont malheureusement, je m'en excuse, je n'ai pas retenu le nom. L'histoire s'étend sur des années, passant d'une femme à une autre dont le destin va se sceller par le sort qu'elles vont partager : le même mari ; malgré leur 19 ans d'écart.
Je ne veux pas blâmer l'auteur qui a tenté de se mettre, en tant qu'homme, dans la peau d'une femme, ce qui est très difficile, même si, et il le reconnaît volontiers, il a été conseillé et aiguillé, relu par des femmes de son entourage, j'ai perçu que le ressenti des personnages était romancé, voire même "imaginé", peut-être parce que je suis une femme et donc, pour mon ressenti à moi, c'était comme si un homme avait joué le rôle d'une femme.
Le livre n'en est pas moins poignant, prenant et intéressant, il fait presque 500 pages et je l'ai lu en 4 jours, mais dans tout le courage, dans toute la volonté, dans toute la force de ces femmes, il m'a juste manqué un peu de failles car l'humain est fort mais aussi faible et étant donné toutes les épreuves qui accablent les personnages, il m'a manqué un peu plus d'abandon et de désespoir parfois qui aident aussi à rebondir pour trouvé la force, malgré tout, d'avancer.
Naître femme en Afghanistan est véritablement une tragédie, en particulier lorsque les talibans régnaient avec toute l'absurdité qui les caractérisaient.
Ce livre est à lire, en particulier pour toutes celles qui, en France, tendent à basculer vers un abandon de nos droits et de nos libertés si durement acquises au nom d'une pseudo-foi qui n'est en fait que la couverture d'une cage dans laquelle le pouvoir masculin souhaite les enfermer.
Soyons conscients que la liberté, l'éducation, l'expression, l'Art sont des notions extrêmement fragiles qui ont existé jadis en Afghanistan comme elles peuvent exister chez nous en ce moment et qu'elles ont été balayées d'un revers de main très rapidement au profit du fanatisme et de l'idéologie de quelques-uns, oppresseurs et agresseurs.
Mille Soleils Splendides est une ode aux femmes, dans leur essence, leur quintescence, leur symbole de maternité.
A lire !
Toutefois, âmes sensibles, méfiez-vous, certains passages sont très durs...
Celui qui sait ne parle pas
Celui qui parle ne sait pas
Tao tö King
Citation de Lao-Tseu